Hautes-Alpes : tunnel de Chambon, des mesures sur le RSI pour les socioprofessionnels

Hautes-Alpes : tunnel de Chambon, des mesures sur le RSI pour les socioprofessionnels

ROUTES / Certains socioprofessionnels ont enregistré 100 % d'annulation en mai

Hautes-Alpes – Un mois et demi après la fermeture du tunnel du Chambon sur la départementale 1091, suite à un mouvement géologique au-dessus de la voûte de la structure, c’est le monde économique de la Haute Romanche qui connaît une faille.


Les socioprofessionnels trinquent… mais pas à leur santé

Certains professionnels du tourisme, notamment les hôteliers, ont enregistré 100 % d’annulations des réservations en mai et déjà 80 % pour cet été. « Quand on explique à nos clients qu’il faut passer par Gap ou par le tunnel du Fréjus, il est impensable pour eux de faire 4 heures de route en plus pour un week-end », commente Eric Rulfo, du collectif du Tunnel du Chambon et hôtelier à Villar d’Arène. Aujourd’hui, le professionnel du tourisme doit revoir son mode de fonctionnement, « il va falloir réduire le niveau des chambres et le restaurant, limiter un maximum pour dépenser le moins possible », explique t-il sur Alpes 1, dans une émission spéciale Tunnel du Chambon dans Midi Pétante. « L’avenir nous fait peur », poursuit Eric Rulfo qui demande aux pouvoirs publics de suivre leur promesse, celle de rouvrir cet axe le 10 juillet prochain.


Six nouvelles mesures pour éviter la catastrophe économique

70 entreprises de la Haute Romanche vont rencontrer des difficultés, beaucoup puisent dans leur fond de roulement et leur trésorerie. « Malheureusement, on ne peut pas reconstruire un chiffre d’affaires mais on peut toutefois essayer de reporter les charges et les frais », explique au micro Alpes 1 Jérôme Jarniac, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie des Hautes-Alpes. La CCI a donc déjà mis en place 10 premières mesures, et vient d’en décider de six nouvelles. Notamment sur le RSI, Régime Social des Indépendants : mise en place d’un étalement de paiement, calcul des cotisations 2015 en fonction des revenus estimés, ou encore « un secours exceptionnel pour les urgences sous forme d’une enveloppe de 1.500 euros qui peut être débloquée en 48h ». Un document téléchargeable sur le site de la CCI. Des rendez-vous pour les socioprofessionnels sont également fixés : le 27 mai de 9h30 à 12h en mairie de Villar d’Arène et de 13h30 à 16h à La Grave, le 3 juin de 9h à 12h à Villar d’Arène et de 14h à 17h à Monetier les Bains, le 10 juin de 9h à 12h à La Grave et de 14h à 17h à Monêtier les Bains.


Arnaud Murgia regrette l’inaction de l’Etat et le mutisme de la Région

Une motion a été adoptée ce mardi au sein du Conseil Départemental des Hautes-Alpes pour demander une implication plus grande et forte de l’Etat et de la Région. « Ils doivent s’impliquer à travers le Contrat de Plan Etat Région, demande Arnaud Murgia, conseiller départemental sur Briançon 1, pour nous donner les 24 millions d’euros nécessaires pour rénover et mettre en sécurité la départementale 1091 ». L’élu demande aussi une enveloppe afin d’aménager la route forestière de l’autre côté du Chambon « si on a de nouveau des problèmes afin d’avoir un itinéraire bis ».


Médicaments, presse et débits de tabac enfin livrés

Une solution a été trouvée pour livrer les médicaments, la presse et les débits de tabac aux socioprofessionnels de la Haute Romanche, « on fait le tour, il y a des surcoûts pour les transporteurs », poursuit Jérôme Jarniac.

Concernant le transport des salariés et élèves, des bateaux privés remplacent ceux des pompiers. « Nous avons rencontré des problèmes de bois flottants, les experts du Syndicat Mixte d’Aménagement des Rives du Lac de Serre Ponçon, le SMADESEP, sont intervenus pour trouver une solution », poursuit Arnaud Murgia. 37 collégiens prennent ces navettes, une aide exceptionnelle a été débloquée pour les familles dont les enfants sont placés au pensionnat ou aux familles d’accueil. « 200 personnes au total chaque jour prennent les navettes ». Avant la fermeture du tunnel, « on enregistrait 15.000 voitures par semaine, elles sont aujourd’hui 1.600 voitures par semaine », termine Arnaud Murgia.


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