Hautes-Alpes : Karine Berger relance le dossier de l’A51

Hautes-Alpes : Karine Berger relance le dossier de l’A51

La députée des Hautes-Alpes doit rencontrer à Paris, au sein de l’Assemblée Nationale, le directeur général de Vinci Concessions et le PDG d’Escota

Hautes-Alpes - La députée des Hautes-Alpes relance le dossier de l’A51. Karine Berger doit recevoir à Paris, au sein de l’Assemblée Nationale, le directeur général de Vinci Concessions, Louis-Roch Burgard, et Phillipe-Emmanuel Daussy, le PDG d’Escota. Une rencontre qui a pour objectif de faire progresser l’achèvement du chainon manquant entre Gap et Grenoble.

Un serpent de mer, dont on parle depuis 1987 qu’on en parle… Car c’est le 13 avril de cette année que l’Etat décide concrètement de réaliser le chainon manquant entre le Col du Fau, dans l’Isère, et la Saulce, dans les Hautes-Alpes. Depuis, c’est véritablement devenu un fantasme : celui d’enlever enfin le panneau « Fin Provisoire d’Autoroute », un panneau qui depuis 25 ans nargue ironiquement les politiques qui se butent sur l’A51. Pendant que les Ministres de l’Equipement se succèdent : 16 ont ainsi vu passer ce dossier sur leur bureau, sans jamais le faire aboutir.

L’A51 est donc une histoire de longue date. Mais ces dernières années, les politiques ont tenté à maintes reprises d’accélérer la vitesse. Premier épisode : janvier 2010, les élus des Hautes-Alpes créent la pétition internet « A51 Maintenant ». Et depuis, c’est près de 12 000 personnes qui l’ont signé, dont 130 personnalités comme le président de la CCI des Vosges, Gérard Claudel, Jean-Claude Gaudin le sénateur-maire de Marseille, ou Bernadette Dupont, sénateur des Yvelines.

2ème épisode : là où le bas blesse, c’est au niveau du portefeuille. Mais en juin 2010, le sénateur encore UMP à cette époque Pierre Bernard-Reymond rencontre le PDG de Vinci et le directeur d’Escota. Tous deux affirment que l’A51 ne coûtera pas un centime aux collectivités locales ou à l’Etat, les sociétés la financeront si leur concession est allongée de 10 ans… Ce qui, semble t-il, selon le sénateur, n’a pas plu au cabinet du Ministre de l’Ecologie à l’époque, Jean-Louis Borloo… qui aurait convoqué Vinci, et lui  aurait dicté une lettre où le contraire était affirmé. Au final, quelques semaines plus tard, le 13 juillet 2010 : le couperet tombe. L’extension de l’autoroute est enterrée puisqu’elle ne figure pas dans l’avant-projet du SNIT, le Schéma National des Infrastructures de Transports.

Un an plus tard, jour pour jour, rebelote. L’espoir renait quand Louis Nègre, le rapporteur de la Commission de l’Economie au Sénat, indique qu’il a la conviction que le chainon manquant autoroutier doit être réalisé. Mais 16 jours plus tard, le soufflet retombe… c’est un requiem pour l’A51. Un courrier signé de la main du chef du cabinet du Président de la République indique noir sur blanc que le projet ne répond pas aux orientations du Grenelle de l’Environnement et présente des difficultés de réalisation. Autre élément : la mise en concession n’est pas assurée juridiquement, et nécessite des niveaux de subventions publiques élevées. Depuis, les rencontres entre départements se sont multipliées. La rencontre de Karine Berger changera t-elle les choses, après que le Parti Socialiste ait affirmé pendant la campagne présidentielle, que les chantiers autoroutiers commencés devaient être fini ? Ou connaîtra t-elle le même sort que Pierre Bernard Reymond en 2010 ? Réponse à 12h…

A noter que selon le sénateur des Hautes-Alpes, Pierre Bernard-Reymond, 2 400 emplois pourraient être créés pendant la durée des travaux de l’A51, évalués à 6 ans. Puis ensuiten250 emplois directs pour l’entretien de l’ouvrage et les péages.


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