Hautes-Alpes : aménagement du sanctuaire du Laus, l’architecte enfin connu

Hautes-Alpes : aménagement du sanctuaire du Laus, l’architecte enfin connu

Le premier lieu touristique des Hautes-Alpes se lance dans un projet urbain d’envergure sur 30 ans et notamment la construction d’une église de 2 500 places

Hautes-Alpes - Le sanctuaire marial de Notre-Dame-du-Laus dans la Vallée de l’Avance, accueille 170 000 visiteurs et pèlerins chaque année. Le dessein « Laus 2014 » doit permettre d’augmenter la capacité d’hébergement. Dans le cadre de ce projet, le sanctuaire, doté déjà d’une basilique de 350 places, envisage notamment la construction d’une nouvelle église de 2 500 places.

Trois architectes et urbanistes présélectionnés en mars dernier ont présenté leurs projets, ce jeudi, à Paris. Le jury, composé de douze membres, était présidé par l’ancien président du Centre Georges-Pompidou et ancien ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon. Après délibération, le jury a retenu le projet pensé par l’équipe réunie autour de Philippe Madec, Françoise-Hélène Jourda et Marc Baranie. « C’est une immense joie. Le sujet du sanctuaire est rare, un projet unique. Toute l’équipe est aux anges », témoigne à la Radio Alpes 1, Philippe Madec.

Le projet prévoit la construction d’une église de 3 000 m2 pouvant accueillir 2 500 personnes assises. « Pour minimiser l’impact du bâtiment dans le site, nous avons opté pour une structure semi-enterrée dans le vallon. La nef de l’église permanente est couverte par une charpente en bois s’inspirant des structures de Philibert Delorme (NDLR : Architecte français de la Renaissance, XVIème siècle) qui n’associe que de petites sections de bois, dans un souci d’écologie et l’utilisation des ressources locales », explique Antoine Petitjean, chef de projet à l’atelier Philippe Madec (Paris). L’atelier Philippe Madec est également chargé des espaces paysagers et de l’ensemble du plan pour l’évolution du sanctuaire pour les trente prochaines années. L’atelier est notamment reconnu pour la réalisation du Musée archéologique du Château de Mayenne en France, la Maison de la Terre à Casablanca au Maroc, le Centre de formation Herne-Sodingen en Westphalie en Allemagne (référence internationale en matière de développement durable).

« Ce qui nous a séduit c’est le projet s’incère dans le cadre du sanctuaire tel qu’il est aujourd’hui en le respectant et sans le dénaturer », rapporte l’un des membres du jury, Mgr Jean-Michel di Falco, Evêque de Gap et d’Embrun. Le projet évalué à 10 millions d’euros devrait être financé par du mécénat et par des souscriptions, « sans toucher au budget du diocèse », précise Mgr Jean-Michel di Falco. Le 4 mai 2008, l’Evêque de ce diocèse, Mgr Jean-Michel di Falco avait reconnu officiellement le caractère surnaturel des apparitions de la Vierge Marie, à Benoite Rencurel, durant 54 ans, de 1664 à 1718. Le Vatican examine depuis 1861 la possibilité de béatifier Benoite Rencurel, « La bergère du Laus ». L’élément déterminant pour faire aboutir le dossier de béatification est la présentation et la reconnaissance d’une guérison miraculeuse par l’Eglise.


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