Alpes de Haute-Provence : « la démocratie, ce n’est pas la royauté dans laquelle on nomme un successeur »

Alpes de Haute-Provence : « la démocratie, ce n’est pas la royauté dans laquelle on nomme un successeur »

POLITIQUE / Camille Galtier, délégué de circonscription LR dans les Alpes de Haute-Provence, sera candidat pour les municipales à Manosque

 

- Alpes de Haute-Provence - 

 

Manosque, les municipales se feront sur fond de division. Avec d’un côté l’officialisation la semaine dernière dans les colonnes de La Provence de la candidature du conseiller municipal en charge des finances Armel le Hen, soutenu par le maire Bernard Jeanmet Peralta. Puis la présence dans les urnes du chef d’entreprise Laurent Raymondo, encarté LR. Et celui qui s’est déjà lancé depuis plusieurs mois avec son groupe « Idée Avenir », c’est Camille Galtier, délégué de circonscription LR. Un candidat qui est parvenu à unir autour de lui plusieurs candidatures de conseillers municipaux : Pascal Antiq, Jacques Brès et Valérie Peisson, « ils ont souhaité travailler à un projet novateur et audacieux ».

 

« La démocratie, ce n’est pas la royauté dans laquelle on nomme un successeur », C. Galtier

 

Des personnalités politiques qui se sont donc mises d’accord autour de Camille Galtier, tous dénonçant une « problématique de méthode » dans la gestion du maire Bernard Jeanmet-Peralta. Tous n’ayant pas digéré que ce dernier ait soutenu et choisi seul « dans son bureau » Armel le Hen comme son successeur. « Les gens ne veulent pas qu’on leur dicte leur choix », estime Camille Galtier qui pointe également une « méthode de gouvernance autour de trois ou quatre personnes ».

Si d’un coté il dénonce le choix sans discussion du successeur de Bernard Jeanmet-Peralta, de l’autre, peu de doutes quant au fait qu’il prendra la tête de liste d’Idée Avenir. Même s’il dément, « s’il devait y avoir une personnalité plus à même de porter ce projet, je me retrouverai derrière elle ». Un nom ? Pas forcément car Camille Galtier en est persuadé, « beaucoup pensent qu’il faudra un acte transgressif pour Manosque : porter aux responsabilités une personne de moins de 30 ans sera la bonne solution pour essayer de faire bouger les choses et avancer la ville vers le 21ème siècle ».

 

Assez des tambouilles politiciennes et des étiquettes … il demande toutefois le soutien de sa famille

« Les Républicains, c’est mon parti de cœur », Camille Galtier a donc demandé l’investiture de sa famille politique pour les municipales, « c’est davantage un soutien qu’une investiture ». Pourtant, il dénonce en parallèle « les tambouilles politiciennes pour obtenir tel ou tel soutien de parti », estimant de pas avoir fait un « assemblage d’étiquettes comme Armel le Hen ».

 

Michel d’Angelo, l’ancien socialiste qui donne voix à l’ancien frontiste

Camille Galtier le met en avant, il dresse une équipe « au-delà des clivages ». Et quoi de mieux pour lui de pointer la présence à ses côtés de Michel d’Angelo, ex tête de liste socialiste en 2014 à Manosque. Pourtant… conseil municipal du 14 décembre 2017, Michel d’Angelo est absent de l’hémicycle. Celui à qui il donne sa voix n’est autre qu’Éric Sauvaire, ancien élu du Front National qui n’avait pas renouvelé son adhésion.

Si Camille Galtier estime que les faits remontent à loin, il pense également que dans un conseil municipal, « il y a des relations amicales outre les positions que l’on défend ». Rien de choquant donc selon lui, par contre, il sera hors de question d’accueillir une personnalité qui « appartient à un mouvement extrémiste de droite ou de gauche ».



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