Alpes de Haute-Provence : lycée des Iscles à Manosque, des enseignants entre « doutes » et « incertitudes »

Alpes de Haute-Provence : lycée des Iscles à Manosque, des enseignants entre « doutes » et « incertitudes »

ÉDUCATION / Surcharge des classes, élèves de seconde sacrifiés sur l’autel d’une réforme menée trop vite, favorisant les matières littéraires, mettant trop tôt les lycéennes faces au choix de leur orientation. Les professeurs annoncent partager les doutes des parents d’élèves.

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Dans une lettre ouverte aux parents d’élèves, les enseignants du lycée des Iscles de Manosque annoncent partager les « doutes et certitudes au sujet de la réforme des lycées qui entrera en vigueur à la rentrée 2019. » Dont les détails techniques « nous sont encore inconnus pour une mise en application en septembre 2019, pour des décisions qui devront être prises dès janvier 2019, autrement dit demain : devinez qui va payer les pots cassés. »

 

Des élèves de seconde « sacrifiés »

Selon les enseignants, la volonté du gouvernement à vouloir mener la réforme à grand train pénalisera simultanément les élèves de secondes et de premières : « nos élèves actuels de seconde vont avoir une année de première qui s’appuie sur un programme de seconde qu’ils n’auront jamais fait ! Et ce sont ces mêmes élèves qui avaient déjà fait les frais de la réforme du collège ! » De plus, si des tests de positionnement sont prévus en seconde « rien n’est prévu » pour remédier aux carences.

 

36 élèves par classe « à prévoir »

Selon les enseignants, le lycée se dirige vers des classes « très chargées (…) avec un effectif de 36 élèves par classe est à prévoir. » Avec comme inquiétude les conditions de travail dans les groupes de spécialité. « Qu’en sera-t-il si seulement peu d’élèves choisissent une spécialité : sera-t-elle effectivement mise en place ? », s’inquiètent les professeurs.

 

Des élèves mis trop tôt face au choix de leur orientation ?

C’est ce que craignent également les enseignants. Dans le viseur des spécialités qui pourront potentiellement flécher leurs orientations post-bac. « Les établissements post-bac recruteront les élèves ayant suivi certaines spécialités : pour l’instant, nous ne connaissons pas leurs exigences. Comment conseiller nos actuels élèves de seconde ? » Une question qui se mêle à la valeur d’un futur diplôme du baccalauréat qui sera évalué à 40% sur les résultats du contrôle continu. « Le diplôme n’aura plus la même valeur, selon le lycée. Actuellement, c’est entre 60 et 75 % pour un élève de terminale S. »

LR



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