Alpes de Haute-Provence : un second souffle pour Arkema ? « Le marché repart, l’atelier est presque à saturation »

Alpes de Haute-Provence : un second souffle pour Arkema ? « Le marché repart, l’atelier est presque à saturation »
David Buissou, Thierry Bonnabel et Régis Aymes, représentants syndicaux CGT.

ÉCONOMIE / David Bouissou, délégué CGT du site Arkema, Saint-Auban, était l’invité du Supplément Alpes de Haute-Provence.

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Les syndicats CGT et CFDT ont donc obtenu des « pompiers en permanence, une organisation des secours en phase avec notre activité » sur le site d’Arkema, Saint-Auban. Si le projet initial prévoyait 11 suppressions de postes, le nouveau en supprimera cinq, mais « avec cinq autres embauche à la clé », poursuit la CGT selon un accord signé entre les syndicats et la direction ce lundi. David Buissou, représentant CGT du site, considère même que la sécurité sera « renforcée, avec 5 pompiers sur le site en permanence. »

 

Un site dont la pérennité semble assurée

Selon David Buissou, « le marché repart, l’atelier est presque à saturation avec notre produit, le T111 [un solvant utilisé notamment dans le photovoltaïque. Ndlr- ] » autant de signaux positifs qui, selon le délégué syndical, ne justifiaient pas la remise en question des postes liés à la sécurité sur le site. Autre facteur palpable, outre le fléchissement du nombre de salariés passé de 1.100 employés dans les années 90 à 220 salariés aujourd’hui, la CGT constate que le site « a toujours des projets industriels, ce qui était loin d’être le cas, en 2005, lorsqu’on a subi la perte de 660 postes direct et indirect. »

 

Une pérennité liée également à un combat syndical en continu : « on s’est toujours battu sur le projet industriel et organisationnel, cela nous permet de travailler » D, Buissou.

 

Un second souffle qui tient en un chiffre : la production de T111 est passée « de 13.000 tonnes, en 2015, à 25.000 tonnes aujourd’hui. »

 

Un site en accord avec les règles environnemental ?

Sans détour, David Bouissou, concède que l’épisode de pollution de l’eau potable de Villeneuve en bromate, en mars 2017, a laissé de traces. « La période a été compliquée, mais la compétence des gens qui travaille ici n’est pas remise en question », et « aujourd’hui un retour d’expérience et des réponses ont été apporté par la direction », insiste le représentant syndical, qui assure que ces règles environnementales sont « au cœur des préoccupations, avec une obligation de résultat » du site.

 

Retrouvez l’intégralité de l'entretien avec David Buissou dans le Supplément avec Alex Cam ici.



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