Alpes de Haute-Provence : projet des Parrines, un gouffre financier ? LREM demande des comptes au Département

Alpes de Haute-Provence : projet des Parrines, un gouffre financier ? LREM demande des comptes au Département

POLITIQUE / Au-delà des oppositions portées sur ce projet, l’obstination du conseil départemental à vouloir porter ce projet révèlerait un coût financier important en différentes études, sans n’avoir jamais été investi sur des solutions alternatives.

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Si le sort du projet du centre d’enfouissement technique (CET) des Parrines de Château-Arnoux-Saint-Auban semble sur le point de vivre ses dernières heures, une nouvelle question reste en suspend : le coût des différentes études menées pour ce projet par le SYDEVOM, financés par le conseil départemental et les collectivités locales. À cette heure selon nos informations, l'enveloppe serait portée à hauteur de 1,5 million d’euros depuis que le SYDEVOM a engagé les examens de réalisation du centre, en 2003, suite aux études lancées par le Conseil Général dès 1999 sous l’impulsion de Jean-Louis Bianco. Un projet rejeté aujourd’hui de toutes parts et dont l’investissement pourrait se traduire en pure perte sans que jamais ne soit proposée une solution alternative pour la gestion des déchets dans le département.

Sur le même sujet >>> Alpes de Haute-Provence : Parrines, le CODERST émet un avis défavorable

 

« Face à ce constat d'échec, le conseil départemental doit la transparence sur ce sujet »

Un sujet dont compte s’emparer la fédération de La République En Marche des Alpes de Haute-Provence, par la voix de son référent, Benoit Gauvan. Le référent se range derrière la position de Christophe Castaner, qui « avait publiquement exprimé ses réserves contre ce projet ». Un projet de CET lancé par Jean-Louis Bianco, puis soutenu par ses différents successeurs allant de Gilbert Sauvan à René Massette qui fut également président du SYDEVOM et déclarant encore, le 25 janvier 2018, sur Alpes 1 : «  je souhaite que ce projet arrive à terme, car je ne veux pas être celui qui n’aura pas mis en place des outils pour traiter nos déchets. » Alors même que le nouveau président du SYDEVOM, Gérard Paul, déclarait, en décembre dernier à l’association de Sauvegarde des Parrines, en décembre 2017, « être opposé au projet. »

Et si dans quelques semaines le préfet, Bernard Guérin, enterre dans sa décision l’installation du CET, une question restera en suspend : l’insistance du conseil général puis départemental, malgré les oppositions, aura eu un coût. « Pendant ce temps, aucun véritable plan de gestion des déchets n’a été initié » insiste Benoit Gauvan, ajoutant que « les sommes dépensées depuis le lancement du projet auraient pu financer des solutions innovantes pour répondre aux attentes des habitants de nos territoires. » Au-delà, selon LREM, « c’est l’avenir du SYDEVOM, porteur de l'opération, qui est en jeu. Les communes du département vont elles devoir assumer seules les coûts dispendieux d’un projet mort-né ? »

 

Une alternative était-elle possible au Parrines ?

Le 30 juin 2015, le maire de la Château-Arnoux-Saint-Auban, Patrick Martellini avait alors invité le maire de Manspach, commune du Haut-Rhin afin que celui-ci relate comment face à une situation similaire, un plan B avait été mis en place. Le maire, Dany Dietmann, qui s’est retrouvé face au même problème, relatait alors qu’il avait réussi à faire plier tout un département. D’un simple stockage dans des trous ou une incinération des déchets qui montrait ses limites, la commune, puis la communauté de communes de 15.000 habitants avaient envisagé une méthode incitative, « mieux on trie et moins on paye. À l’époque, nous étions à 350 kg de déchets par personne, aujourd’hui nous en sommes à 76. Le coût a donc diminué et se trouve autour des 60 euros par habitant par an tout compris », précisait sur Alpes 1 Dany Dietmann.

 

« Un gâchis politique »

Dont le département va devoir faire la lumière sur « le coût total » de ce dossier en s’engageant « fermement auprès du SYDEVOM et des collectivités afin de mener les politiques nécessaires à la modernisation des solutions de gestion et de réduction de nos déchets. »

Ne s’arrêtant pas une simple demande la fédération prévient déjà : « sans réponse claire, nous alerterons la Chambre Régionale des Comptes, pour faire la transparence totale sur le bilan financier de la situation.»

 

Une députée LREM également élue au conseil départemental

Pour rappel, Emmanuel Fontaine-Domeizel, députée LREM est également élue au conseil départemental et dans ce contexte, la parlementaire pourrait jouer un rôle majeur, en prenant position claire sur le sujet. Mais à cette heure, contactée par Alpes 1, l’élue reste sans réponse sur le sujet.



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