Alpes de Haute-Provence : Manosque, l’opposition dénonce un « management par la terreur »

Alpes de Haute-Provence : Manosque, l’opposition dénonce un « management par la terreur »

SOCIÉTÉ / « Manosque citoyenne, Front de Gauche » écrit au préfet pour dénoncer « la mise en danger des personnels » de la ville de Manosque et de l’agglomération. Un acte syndical ou politique ? Les partenaires syndicaux posent la question, tout en souhaitant poursuivre le travail en cours.

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Le premier acte de  l’opposition « Manosque citoyenne, Front de Gauche », la semaine dernière, a été de claquer la porte du conseil municipal. Deuxième acte, une conférence de presse pour dénoncer un « management par la terreur ». Enfin troisième et dernier acte, à cette heure, un courrier envoyé au préfet, Bernard Guérin, pour alerter sur la « détresse, le mal-être et la violence managériale qui s’est installée insidieusement depuis maintenant quatre ans » au sein de la mairie de Manosque et de la DLVA.

 

« Nous avons depuis un an attiré à de nombreuses reprises l’attention du conseil municipal de Manosque, en vain. » J-F Pellarrey.

 

Un management qui « n’épargne aucun service et aucune catégorie de personnel »

Les mots sont forts pour dénoncer l’encadrement des quelques 800 salariés de la mairie et de l’agglomération de Manosque. Ainsi, Jean-François Pellarrey illustre « une dégradation forte des relations et des conditions de vie et de travail au sein des deux collectivités territoriales qui met à mal dangereusement l’état physique et psychologique de plusieurs dizaines de salariés territoriaux. » Dans ce courrier, l’opposition demande au préfet d’intervenir face à « la mise en danger des personnels, liée à des pratiques managériales d’un autre temps et qui risque, au-delà des arrêts de travail, de déboucher vis-à-vis de personnes placardisées et/ou totalement déstabilisées sur un drame. »

Selon l’opposition à ce jour, une trentaine de salariés ont exprimé leur mal-être et « deux plaintes de salariés ont été déposées devant le tribunal administratif de Marseille, et nous déplorons deux tentatives de suicides liées aux conditions de travail. »

 

Que dit la majorité ?

Si Jean-François Pellarrey assure avoir à plusieurs reprise interrogé la majorité, dénonçant une absence de réponse, celle-ci « révèlerait quelques rares problèmes identifiés, ceux-ci relevant de problèmes personnels. » De son côté le maire et président de l’agglomération (LR), Bernard Jeanmet-Peralta, peu enclin à rentrer publiquement dans le débat,  « regrette le départ de l’opposition lors du conseil municipal. Cela est dommageable pour la démocratie locale. »

 

L’opposition lâchée par les partenaires sociaux ?

Selon nos informations, les partenaires sociaux présents ce lundi matin en réunion voient en cette démarche de l’opposition « un Jean-François Pellarrey hors-jeu ». Ne souhaitant « pas mélanger l’activisme  politique et le syndicalisme », les syndicats réaffirment de leur côté leur souhait « de poursuivre le travail habituel avec le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail, (CHSCT). » Un CHSCT dont Jean-François Pellarrey réfute les conclusions : « ils n’ont apporté que le même discours que la majorité municipale. »



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