Alpes de Haute-Provence : avalanches, des secours coordonnés pour agir plus rapidement

Alpes de Haute-Provence : avalanches, des secours coordonnés pour agir plus rapidement

SÉCURITÉ / Dernier épisode de notre série sur l'entrainement du PGHM de Jausiers face aux risques d'avalanches

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

Le PGHM de Jausiers, Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne, se prépare au risque avalanche. Un exercice était organisé en fin de semaine dernière au Sauze Super Sauze, au téléski de la Rente, avec le GMG, Groupe Montagne de la Gendarmerie de la compagnie de Barcelonnette.

 

Le scénario 

Une avalanche de 200 mètres de large sur 250 mètres de long vient de se produire au Sauze Super Sauze au téléski de la Rente, c’est un témoin qui contacte les secours, par radio, au PGHM de Jausiers. Très vite, les gendarmes secouristes s’organisent. Les conditions météorologiques ne permettent pas de projeter l’hélicoptère de la SAG de Digne les Bains. C’est donc à pied qu'ils se rendent sur place.

Deux membres du PGHM de Jausiers arrivent en premier sur les lieux. « Il y a une prise d’informations à récupérer auprès des témoins ou des pisteurs. Peut-être que eux ont déjà perçu un signe. Ensuite les renforts arrivent. On a un sac avalanche : il y a différents fanions pour délimiter la zone, indiquer où se trouvent les indices de surface, avoir s’il y a un signal DVA pour dresser une carte de l’avalanche et d’affiner nos recherches », explique sur Alpes 1  le Capitaine Sébastien Grandclément, commandant du PGHM de Jausiers

 

 

 

Un chien peut parcourir un hectare en 20 minutes, contre 20 heures pour 15 Hommes

Le Peloton de Gendarmerie de Haute-Montagne compte deux équipes cynophiles dont l’adjudant Sylvain Durand, maitre-chien au PGHM de Jausiers depuis 14 ans « il y a un conditionnement avec le matériel. On utilise toujours le même quand on arrive sur une avalanche. Le chien voyant la sonde, les raquettes, sait ce qu’il va se passer ».  Au PGHM de Jausiers, les chiens comme Huk sont formés au pistage et à l’avalanche.  Un chien peut parcourir un hectare en 20 minutes, il faut 20 heures pour 15 Hommes.

 

"Pour lui c'est un jeu", S. Durand

 

« Le chien sait qu’on va lui demander de rechercher. Pour lui c’est un jeu. Son objectif c’est de découvrir toute odeur qui va sortir de la neige, comme l’odeur humaine » précise l’adjudant Sylvain Durand.

 

 

Le reportage d'Aurore Vallauri :

«  Les 18 premières minutes sont très importantes » S. Grandclément

 

Un commandant des opérations de secours (COS) permet de diriger la manœuvre sur place, coordonner les opérations, il a aussi pour rôle de faire remonter les informations au poste de commandement, car lors d’une avalanche chaque minute compte, il faut donc agir efficacement. « Entre 0 et 18 minutes, l’espérance de vie est de 93% pour une personne ensevelie. Quand on passe de 18 à 34 minutes, on est à 31% et après on passe à 20%, et ça décroit très rapidement », commente le Capitaine Sébastien Grandclément, commandant du PGHM de Jausiers

À chaud, un premier bilan est donné. Ce jour-là, c’est l’adjudant-chef Philippe Klein qui se charge de cette mission d’observation, «  l’idée, c’est d’en ressortir les points positifs et négatifs que l’on se doit de travailler ultérieurement pour progresser ».  

 

Les recommandations du PGHM de Jausiers 

Le PGHM de Jausiers qui rappelle quelques règles avant de partir en montagne : se renseigner en consultant les bulletins météo, être équipé d’un détecteur de victime d’avalanches (DVA), de pelles, être accompagné d’un professionnel pour pratiquer le hors-piste mais aussi savoir renoncer lorsque c’est nécessaire.

 



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