Alpes de Haute-Provence : l'industrie se cherche un avenir à Saint-Auban

Alpes de Haute-Provence : l'industrie se cherche un avenir à Saint-Auban

ÉCONOMIE / Alors que le site industriel fête ses 100 ans cette année, les entreprises Kem One et Arkéma sont toujours à la recherche de solutions, pour pérenniser ce site.

 

- Alpes de Haute-Provence -

 

100 ans pour le site industriel de Saint-Auban, un âge pour s’interroger sur l’avenir. Un colloque était organisé vendredi dernier à Château-Arnoux-Saint-Auban. L’industrie qui a connu une histoire à remous, avec de nombreuses sociétés qui se sont installées, puis sont parties : Péchiney, Poulenc, ELF, Total, Atochem… Aujourd’hui, le site de Saint-Auban est occupé par Arkéma, géant de la chimie mondiale et Kem One, jeune société spécialisée dans le PVC. Des entreprises qui cherchent un nouveau souffle, pour faire vivre le site industriel de Saint-Auban au-delà de ses 100 ans.

 

Un site souvent menacé

Menacé très fortement de fermeture en 2009, le site industriel de Saint-Auban a finalement été sauvé, grâce à l’arrivée de Kem One aux côtés d’Arkéma. Mais aujourd’hui, ces entreprises cherchent un nouveau souffle, pour assurer la pérennité du site à long terme. Elles assurent avoir du travail pour leurs salariés, pour les cinq prochaines années. Mais après ? « Il y a de l’activité. Le site est au cœur de filières intéressantes, mais il manque aujourd’hui une visibilité sur l’avenir, avec un ou deux projets significatifs », constate Lilian Brissaud, le directeur du cabinet d’expertises économiques Cidécos, spécialisé dans l’industrie chimique.

Son analyse a été écoutée attentivement par le directeur général de Kem One, Frédéric Chalmin. Il a absolument voulu participer à ce colloque, contrairement aux responsables d’Arkéma, plus discrets. Un patron qui rejoint le point de vue de Cidécos sur ce site de Saint-Auban. « C’est essayer de le consolider, mais aussi de se projeter dans l’avenir. On ne réussira pas la chimie de demain, avec des recettes des années 70, ou de la Première Guerre mondiale. Il faut partir des acquis que l’on a et se projeter dans le monde tel qu’il est, tel qu’on prévoit qu’il deviendra », tente de positiver Frédéric Chalmin.

 

Quelles solutions ?

Faut-il innover ? Faut-il viser un marché de niches ? Difficile de trouver la réponse. Pourtant les salariés l’attendent. « Il y a des possibilités, mais c’est toujours pareil, ce sont les dirigeants qui vont décider s’ils veulent ou pas, malheureusement », commente Francine Obelisco, la présidente de l’association « 100 ans de Saint-Auban ». Des pistes ont donc été proposées, notamment par le cabinet Cidécos, qui juge le site de Saint-Auban de grande qualité, avec de l’espace, des terrains libres, des équipements performants.

« Il y a des pistes qui pourraient mener à des intégrations futures, de nouveaux débouchés, des innovations. Ce sont soit des polymères, donc des plastiques, soit des gaz fluorés pour les climatisations, ou de l’innovation de produits », indique Lilian Brissaud. De quoi réfléchir maintenant, car la seule inconnue reste celle de la volonté financière, de la stratégie économique des entreprises actuelles : Arkéma et Kem One veulent-elles miser sur Saint-Auban ?

 



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