Alpes de Haute-Provence : le CRIEPPAM, un centre pour faire avancer la recherche sur la lavande

Alpes de Haute-Provence : le CRIEPPAM, un centre pour faire avancer la recherche sur la lavande

SCIENCE / AGRICULTURE / 500 tonnes de lavande sont produites dans le département. Une production menacée par un insecte.

Alpes de Haute-Provence - 500 tonnes de lavande sont produites chaque année dans les Alpes de Haute-Provence. Une production qui représente la moitié de la production nationale, mais elle est menacée par une bactérie transportée par un insecte, la cicadelle. Un dépérissement qui se manifeste, dès les premiers jours du printemps. Le Centre Régional Interprofessionnel d’expérimentation en Plantes à Parfum Aromatiques et Médicinales, le CRIEPPAM de Manosque, travaille chaque jour pour trouver des solutions à cette menace.

La cicadelle, tueuse de lavande

Des essais sont mis en place sur la station expérimentale de Manosque, sur le dépérissement de la lavande et du lavandin. 70 à 80% des essais se font en zone de production. Le reste sur les deux hectares et demi de culture du CRIEPPAM. « Les plants malades commencent par une sorte de jaunissement du feuillage, lors du redémarrage de la végétation. C’est à ce moment-là qu’on peut voir si les plants qu’on observe sont malades ou pas », explique Jean Baptiste Rivoal, du CRIEPPAM.

Résultat : au moment de la récolte, il y a peu de fleurs sur une plante malade. Le plan finit même par mourir au bout de quelques années.

Les recherches se poursuivent

En France, 20% des surfaces sont plantés en lavande, 80% en lavandin, un hybride de deux lavandes. Une plante plus tolérante à la maladie que la lavande, mais qui est également touché. Au CRIEPPAM, on cherche des moyens de lutte face à ce dépérissement : enherbement, argile pour troubler le comportement de l’insecte, production de plants sains en laboratoire, mais aussi en création variétale. « Nous avons de nombreuses espèces de lavande conservées dans une serre. C’est un réservoir génétique pour potentiellement faire des croisements et des nouvelles variétés », poursuit Jean-Baptiste Rivoal.  

Des solutions alternatives en bonne voie

Des recherches qui portent leurs fruits face aux attaques de la cicadelle, mais pas seulement. Pour Éric Chaisse, le directeur de CRIEPPAM, « on a des conditions climatiques favorables depuis 2010. On a plus de pluie. Une pluie qui semble fortement perturber l’insecte. Mais on a aussi trouvé, grâce à la recherche, des lavandes plus tolérantes que celle cultivées jusqu’à la fin des années 1990. »

Des solutions alternatives qui permettront peut-être à la France de garder son rang de premier producteur mondial de lavandin. 


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