Hautes-Alpes - Le
parquet de Grenoble en Isère a ouvert une information judiciaire pour homicide
involontaire contre X, après le décès d’une jeune femme âgée de 21 ans, morte
le 12 janvier dernier, écrasée par un train en gare de Veynes. Le président du
Tribunal de Grande Instance de Grenoble a désigné conjointement deux juges
d’instruction du pôle criminel.
La jeune femme, âgée de 21 ans, originaire de
la région parisienne, avait été happée en gare de Veynes-Dévoluy par le train
de nuit Paris-Briançon, un train de type Corail. Le corps de la jeune femme,
passagère du train, avait été découvert sur la voie ferrée après le passage du
train vers 6H30. « Pour moi, la
responsabilité de la SNCF
est évidente. La jeune femme a probablement été victime de la SNCF. La portière du
wagon aurait du être fermée au moment du démarrage du train. L’espacement entre
la marche et le trottoir du quai était trop grand. Cette marche était
probablement glacée. Enfin, malgré tous les appels, le train ne s’est pas
arrêté », précise à la radio Alpes 1, l’avocat de la famille de la victime,
Me Gilbert Collard, du barreau de Marseille.
« Lors de la reconstitution, réalisée à Veynes le lendemain du
drame, aucun élément ne pouvait laisser envisager une quelconque responsabilité
de la SNCF »,
indique l’avocat de la SNCF,
Me Philippe Lecoyer du barreau de Gap. La victime était accompagnée de son
petit ami âgé de 21 ans, tous deux étudiants à Palaiseau dans le département de
l’Essonne.